HOME

mécanisme du tréfonds de l'âme d'un philosophe (1995) 

Masahiro Morioka

traduit du japonais par Hiroko Shohoji

    en construction!!!

 

 

5.62  .....Ce qu'en effet le solipsisme entend est parfaitement juste, sauf que cela ne se peut dire, mais se montre.  .....   

5.63        Je suis mon (propre) monde. (Le microcosme.)

6.431      De même qu'à la mort le monde change pas, mais cesse.

6.4311    La mort n'est pas un événement de la vie. La mort ne peut être vécue.

    Si l'on entend par éternité, non pas une durée temporelle infinie, mais l'intemporalité, alors celui-là vit éternellement qui vit dans le présent.

    Notre vie est tout autant sans fin que notre champ de vision est sans limite.

6.44        Ce qui est mystique, ce n'est pas comment est le monde, mais le fait qu'il est.

6.522      Il y a assurément de l'inexprimable. Celui-ci se montre, il est l'élément mystique.

7              Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.

(L.Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, traduit de l'allemand par Pierre Klossowski, Editions Gallimard, 1961)

 

Quand je considère la petite durée de ma vie, absorbée devant l'éternité précédant et suivant, le petit espace que je remplis et même que je vois, abîmé dans l'infinie immensité des espaces que j'ignore et qui m'ignorent, je m'effraie et m'étonne de me voir ici plutôt que là, car il n'y a point de raison pourquoi ici plutôt que là, pourquoi à présent plutôt que lors. Qui m'y a mis? Par l'ordre et la conduite de qui ce lieu et ce temps a-t-il été destiné à moi? (fragment 64, Pensées, Pascal, édition de Michel Le Guern, folio classique)

 

    Car enfin qu'est-ce qu'un homme dans la nature? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout, infiniment éloigné de comprendre les extrêmes. La fin des choses et leurs principes sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable.

    Egalement incapable de voir le néant d'où il est tiré et l'infini où il est englouti, que fera-t-il donc, sinon d'apercevoir quelque apparence du milieu des choses dans un désespoir éternel de connaître ni leur principe ni leur fin? (fragment 185, Pensées, Pascal, édition de Michel Le Guern, folio classique)

    Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie. (fragment  187, Pensées, Pascal, édition de Michel Le Guern, folio classique)

 

 

 

 

 

texte original en japonais

essais

home